mardi 9 décembre 2014

Calendrier de l'Avent

J'aimerais te donner un calendrier, un calendrier de l'Avent,
dans lequel, caché derrière de petites fenêtres, 
il y aurait quelque chose dont chacun a besoin
et que chacun connaît...


Derrière la première fenêtre, il y aurait la compréhension,
Derrière la deuxième, la fantaisie,
Derrière la troisième, l'humour.
Derrière la quatrième, une portion d'euphorie.
Derrière la cinquième, tu trouveras l'espérance,
Derrière la sixième, beaucoup de temps.
Lorsque tu ouvriras la septième fenêtre, tu trouveras la sécurité,
La huitième t'apportera la joie,
La neuvième te donneras la confiance.
Derrière la dixième, tu trouveras force et énergie,
Derrière la onzième, le bonheur,
Derrière la douzième, il y aura la lumière.
Derrière la treizième, tu trouveras la foi,
Derrière la quatorzième, l'humanité,
Derrière la quinzième, la consolation.
Derrière la seizième, tu trouveras la Parole
Derrière la dix-septième, la présence,
Derrière la dix-huitième, de belles pensées
Derrière la dix-neuvième, tu trouveras le respect de toute créature,
Derrière la vingtième, tu trouveras du soutien.
Maintenant, il ne reste plus que quatre fenêtres à ouvrir...
Derrière la vingt-et-unième, tu trouveras l'amitié,
Derrière la vingt-deuxième, la tolérance,
Derrière la vingt-troisième, la paix intérieure...
A la vingt-quatrième, tu verras Noël dans tout son éclat !
Mais derrière cette fenêtre, durant la Sainte Nuit,
Il n'y aura pas de cadeaux, ni trésor, ni richesse...
Tu devras chercher toi-même ces choses que chacun connaît
et dont chacun a besoin...
Il y aura l'Amour, chose la plus importante dans notre vie !
Heureux temps de l'Avent !
(Eglise de Châlons-en-Champagne 5 décembre 2014)

dimanche 11 mai 2014

Un mois avec Marie

Vierge Marie, comblée de la grâce de l'Esprit,
aide-nous à croire que rien n'est impossible à Dieu.

Vierge Marie, qui portes en toi le fruit de la promesse,
apprends-nous à tressaillir d'allégresse
en présence de ton fils

Vierge Marie, fidèle aux commandements,
aide-nous à faire tout ce que ton fils
nous demandera d'accomplir.

Vierge Marie, Mère de l'Eglise,
apprends-nous à vivre en frères.

Vierge Marie, qui portes au monde le salut,
accompagne-nous sur les chemins de l'annonce de l'Evangile
                                                                  Mgr Yvon Aybram


Notre Dame de Pellevoisin

dimanche 20 avril 2014

Pâques

"Dis-nous Marie Madeleine, qu'as-tu vu sur le chemin ?
J'ai vu la gloire du Ressuscité"
Le Christ a vaincu la mort et, par sa résurrection, il nous ouvre la vie éternelle.

samedi 19 avril 2014

La semaine Sainte

LE DIMANCHE DES RAMEAUX
Cette célébration ouvre la "semaine sainte", point culminant de l'année liturgique, qui nous donne de parcourir avec le Christ le chemin de la souffrance vers la vie, de l'entrée à Jérusalem à la résurrection du matin de Pâques. La voie royale sur laquelle s'avance Jésus est celle de la croix, qui va faire de lui le Roi de gloire.
MARDI SAINT 
MESSE CHRISMALE à la Cathédrale Saint Etienne de Châlons-en-Champagne
"Cette messe que l'évêque concélèbre avec ses prêtres et au cours de laquelle il consacre le saint-chrême et bénit les autres huiles, est comme la manifestation de l'unité étroite des prêtres avec leur évêque. Le saint-chrême sert à oindre les nouveaux baptisés, à signer les confirmands, à oindre les mains des prêtres et la tête des évêques à leur ordination, les églises et les catéchumènes au baptême.
L'huile des catéchumènes sert pour préparer et disposer les catéchumènes au baptême.
L'huile des malades est utilisée pour soulager les malades.
Les prêtres se rassemblent pour cette messe et y concélèbrent, car ils sont les témoins et les coopérateurs de leur évêque dans la confection du chrême, eux qui partagent sa mission d'édifier le peuple de Dieu, de le sanctifier et de le diriger, et ils manifestent ainsi l'unité du sacerdoce et du sacrifice du Christ, continuellement présents dans l'Eglise" (in "cérémonial des évêques")
JEUDI SAINT
Aujourd'hui commence le plus grand moment de la vie liturgique chrétienne, celui où se déploie le mystère pascal jusqu'à la résurrection. Ce mystère commence par des gestes et Jésus nous invite à imiter ceux qu'il fait lui-même : le service mutuel du lavement des pieds ; le repas où, partageant le pain et le vin, il se donne par amour. Ainsi nous apprenons à renouveler sans cesse ce double mémorial du service des pauvres et de l'eucharistie. 
VENDREDI SAINT
L'office de la Passion et de la croix commence sans salutation liturgique, sans chant ni musique, avec un autel dépouillé. C'est en silence que le ou les prêtres entrent, se prosternent et prient un moment devant l'autel,tandis que le peuple s'associe à la prière sans rien dire. Peu de mots dans cette célébration en dehors du récit de la Passion et des paroles rituelles. C'est cette sobriété qui fera le mieux ressortir la force du drame qui se joue et la puissance de la croix, chemin obligé vers la résurrection.
SAMEDI SAINT - VEILLEE PASCALE
La veillée pascale nous fait éprouver des passages, de l'ombre à la lumière, de la mort à la vie avec l'annonce joyeuse de la résurrection de notre Seigneur Jésus. Nuit de joie et de bonheur car "voici que la lumière jaillit au coeur de nos ténèbres ! Christ est ressuscité !"
                                                                                                        (Elisabeth Gauché "Magnificat)




jeudi 6 mars 2014

Le carême, saison des retrouvailles

Printemps : saison des fleurs, des giboulées et du légume à l'eau.
Le légume à l'eau à cause du carême.
Et c'est bien ainsi que, le plus souvent, nous nous représentons le carême.
Le temps du légume à l'eau, du poisson bouilli, des vents aigres, des sermons austères.
Ne dit-on pas '' une face de carême '' ?
Pour les plus jeunes, le carême évoque plutôt le bol de riz et l' ''action de solidarité '' à destination du tiers-monde. (J'ai encore sur les lèvres le goût du bol de riz annuel de la cantine de mon école. C'était il y a trente ans !)
Ces souvenirs du carême et même cette réalité - je me prépare de mon mieux à affronter le poisson bouilli de mon couvent, comme tous les ans -, ne sont pas faux : le jeûne, la charité, la maîtrise de soi, la sobriété, le recueillement, la pénitence, tout cela fait partie du carême.
Comme autant de moyens. Le but quant à lui, est de se replacer face à Jésus, qui a donné sa vie pour nous. De se débarrasser de tout ce qui nous encombre, à l'extérieur et à l'intérieur, pour n'avoir plus devant les yeux et dans le cœur que l'essentiel, qui est Jésus mort et ressuscité. 
Les Israélites savaient bien que la voix de Dieu ne s'entend clairement qu'au désert ou bien dans le secret d'une pièce close. Pour entendre Dieu, il faut éloigner le brouhaha. C'est pour cela même que le Carême est dépouillement ; non pas que les chrétiens seraient fascinés par le haricot sans beurre, l'austérité et le silence - les chrétiens aiment la vie et le bonheur et le rire - mais parce que Dieu demande, pour être contemplé et entendu, un peu d'effort et d'intimité. Exactement comme un couple a besoin, pour se bien parler, de s'isoler parfois de ses amis et de ses enfants.
Le Carême n'est donc pas le temps du manque ; c'est le temps, au contraire, des retrouvailles. Ecarter le superflu, délaisser les bagages encombrants, se retrouver tel qu'on est en vérité devant le Christ. Il peut arriver que ce dépouillement nous soit imposé par la santé ou quelque autre cause ; il peut arriver qu'il nous coûte ; il peut arriver que nous n'y arrivions pas ... Ce n'est pas très grave. Le Christ sourit à ceux qui le cherchent sincèrement. Même s'ils sont maladroits ou naïfs et nous le sommes tous un peu.
Quel que soit donc, notre effort de carême, petit ou grand, souvenons-nous du but : tenir le Christ pour seul essentiel et le reste pour accessoire ; célébrer nos retrouvailles avec Jésus.
                                                                           Frère Yves COMBEAU

lundi 3 février 2014

A corps perdus vers la vie

Nous pouvons avoir un défaut : user le quotidien. Perdre le sens des fêtes, du travail et du repos, des habits de sortie et des vêtements de l'ordinaire. Quand notre corps s'alourdit, déprime et s'ennuie, le temps devient banal.
La liturgie chrétienne rappelle que le temps n'est pas banal. Il y a des fêtes ... et des périodes pour s'y préparer : par de ferventes prières et des sourires qui rayonnent ; par une autre manière de consommer et de partager. Tel est le temps du Carême avant Pâques. Dans la nuit de Pâques, nous entendrons un objectif du Carême : être ''renouvelés dans notre corps et notre âme''. Qu'est-ce que cela signifie ? Peut-être ceci : répondre au besoin de savoir ''faire corps'', être solidaires. Et que notre corps s'ouvre à des rencontres vraies, pas de mondanités. Et nous voulons que notre âme prenne le relais de la vitalité quand notre corps nous pèse, car cela arrive !
Même si le corps s'use et nous use, puisse la vie être victorieuse en vous !
Bon chemin vers Pâques ...
                                        Fr. Philippe JAILLOT, producteur du Jour du Seigneur