lundi 2 décembre 2013

O Marie

'' Garde notre vie entre tes bras ;
   bénis et renforce tout désir de bien ;
   ravive et nourris la foi ;
   soutiens et éclaire l'espérance ;
   suscite et anime la charité ;
   guide-nous tous sur le chemin de la sainteté. ''
                                                   Prière du pape François à la Vierge Marie
                                                   le dimanche 13 septembre 2013
                                                   Place Saint-Pierre de Rome
Tiré du Bulletin Vivre l'Evangile à la télévision - déc.janvier 2014 - n° 179

Prends soin de toi !

N'importe quel enfant du catéchisme sait à sept ans que la morale chrétienne, c'est-à-dire l'ensemble de conseils que Jésus nous a donnés pour vivre heureux, consiste d'abord à s'occuper des autres, à prendre soin d'eux, à les aimer. Et nous nous y employons de notre mieux. On ne le dit pas assez : la charité des chrétiens, leur générosité, leur attention à autrui sont extraordinaires. D'autant plus qu'ils trouvent cela normal ; que leur générosité, pour eux, va de soi ; qu'elle s'inscrit dans l'ordinaire des jours.
Mais en cette préparation de fête de Noël, fête généreuse s'il en est, je voudrais proposer une autre attention : soi-même.
Non que j'invite à l'égoïsme ! Mais parce que veiller sur nous-mêmes est souvent ce que nous faisons le moins bien.
Eduqués à l'altruisme, nous n'avons plus, parfois, assez d'attention pour nous-mêmes. Nous oublions de nous arrêter pour respirer, pour prier, pour rire ou soupirer : nous sommes trop Marthe et pas assez Marie ; et les mois passent ... Je vois trop de prêtres fatigués, de volontaires d'associations doux avec autrui, durs avec eux-mêmes, de jeunes engagés dans le service au point de négliger leur avenir ou leur famille.
L'amour d'autrui est le premier commandement de Jésus. Et cet amour peut aller jusqu'au don total de soi. Mais Jésus lui-même ne détestait pas manger, boire, rire, retrouver les maisons de ses amis. C'est de la sagesse. Pour rendre fort, il faut être fort ; pour soigner, il ne faut pas être malade ; pour rendre heureux, il faut être heureux. Et si l'on est malade, ou dans la difficulté quelle qu'elle soit, il faut prendre soin de soi. Sans égoïsme, mais par sagesse.
Prendre soin de son corps ; prendre soin de son cœur, prendre soin de son âme. Retrouver les amis, la famille ; souffler, s'asseoir, même dans le tourbillon des ''choses à faire'' ; dire ''oui'' à ce qui est bon et ''non'' à ce qui est pesant et pénible, sans fausse mauvaise conscience ; s'offrir une retraite, un voyage, une lecture, que sais-je ! Un simple bol de café ... Se sourire dans la glace. Se rappeler que nous, les aimés du Seigneur, nous sommes appelés à être heureux.
L'amour va quelquefois au-delà de la sagesse. Mais la sagesse fait partie de son chemin.
Prenez soin de vous, au seuil de cette nouvelle année, pour aller aussi loin que le Seigneur vous le demandera !
                                                                        Frère Yves COMBEAU
Tiré du Bulletin Vivre l'Evangile à la télévision - déc.jan. 2014 n° 179

Du neuf et de l'ancien

Vous avez dit '' Rien de nouveau sous le soleil '' (Ecclésiaste 1,9) ?
Voilà qui est bien désabusé !
Celui qui suit le Christ est '' comme un maître de maison qui tire de son trésor
du neuf et de l'ancien '' (Matthieu 13,52), dit l'Evangile ?
Cela ouvre d'autres horizons !
Noël et Nouvel An ... C'est du neuf ?
Oui, mais aussi de l'ancien.
C'est la nativité et l'émerveillement devant un nouveau-né qui vient d'abord là où votre histoire en sera en cette fin décembre.
C'est aussi un nouveau millésime - 2014 -, une nouvelle année, avec son lot d'appréhensions mais aussi de surprises.
...
Dans le trésor de nos existences, tirer du neuf et de l'ancien,
cela s'appelle : aimer la vie et la vivre vraiment.
Joyeux Noël et bonne année !
                                                                                                Fr. Philippe JAILLOT
Tiré du Bulletin Vivre l'Evangile à la télévision - déc. jan/2014 n° 179

samedi 2 novembre 2013

Commémoration des défunts

En priant pour ceux qui ont quitté cette terre, nous demandons aussi à Dieu de "faire grandir notre foi en son Fils qui est ressuscité des morts, pour que soit plus vive notre espérance en la résurrection de nos frères"
Si nous croyons que "tous revivront dans le Christ" c'est que Jésus nous a dit : "Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra"
                                                                                          (Magnificat - Méditation)

vendredi 1 novembre 2013

Fête de tous les Saints

"La sainteté n'est pas sublime, elle est le plus souvent simple comme un verre d'eau que l'on tend à celui qui a soif" (Bernanos)
Un saint n'est donc pas un homme impeccable. Un saint est un pécheur pardonné, un homme ou une femme ouvert à la miséricorde de Dieu.
                                                                                              (Père Guillaume de Menthière)

mercredi 26 juin 2013

La nuit des églises



Samedi 2 Juillet 2016 le département d'art sacré de la Conférence des évêques de France nous propose la "nuit des églises"
Il s'agit d'ouvrir les églises le soir, chaque lieu prévoyant une animation spécifique selon ses possibilités. L'objectif est de nous faire regarder un peu plus notre patrimoine proche et de permettre à d'autres, ceux qui ne fréquentent pas nécessairement ces lieux, de les découvrir et de s'y sentir accueillis.
Au cœur de nos cités, de nos villages, le bâtiment église est un signe, une ouverture à la transcendance, un lieu de silence vers lequel lever la tête et s'interroger sur le sens. Nos églises sont le lieu où nous vivons, nous et nos familles avant nous, les grandes étapes de notre existence : baptême, mariage, obsèques... Même si elles sont moins fréquentées, même si la pratique religieuse baisse dans notre pays et s'il y a moins de prêtres, même s'il n'y a pas l'eucharistie chaque dimanche, les églises sont entretenues, rénovées ; les municipalités propriétaires (et l'Etat pour les cathédrales) ont souvent à cœur de bien veiller sur leur église. En ces temps où nous sommes soucieux de rentabilité, d'éfficacité, nous pouvons nous interroger, sans parler des cathédrales, sur l'investissement réalisé par ceux qui ont construit ces édifices. Mais il ne s'agit pas seulement de se tourner vers le passé ; à toutes les époques et aujourd'hui encore, des artistes ont créé et continuent de créer pour que le beau ne soit pas absent de nos vies et de l'expression de notre foi. Le bâtiment église, si nous prenons le temps d'en percevoir le génie propre, laisse fortement deviner la foi chrétienne et se fait annonce muette, mais parlante, ô combien ! de l'Evangile.
                                       (Père Pierre Remise, prêtre du diocèse de Mende (Lozère)

Les feux de la Saint-Jean

Alors que Noël correspond au solstice d'hiver (on situe la naissance de Jésus, Lumière du monde, au cœur de la nuit la plus longue de l'année), la Nativité de saint Jean Baptiste coïncide avec le solstice d'été dans l'hémisphère nord : nuit la plus courte qui, dans les traditions antiques préchrétiennes, donnait lieu à de grandes fêtes nocturnes. Plusieurs thématiques s'y rejoignent : fête des moissons, musique, grand bûcher éclairant la nuit, danses, veillées et procession à l'église pour la dimension religieuse de la fête. Cette tradition des feux de la Saint-Jean est toujours vivante et tend à se particulariser selon les régions.
Aux chrétiens, la lueur de ce feu annonce la vraie Lumière : 
le Christ Seigneur.
               (Michèle Clavier, théologienne)

lundi 6 mai 2013

Mois de Marie

C'est vers Marie que nous dirigeons principalement nos prières durant le mois de mai.
La vierge est ce visage maternel, accueillant et proche à qui, simplement, on se confie.
Nous nous mettons sous sa protection.
Prier avec Marie, c'est prendre le chemin de foi qui nous rapproche du Christ...

Marie, Mère de Dieu, notre Mère, source de toute grâce,
en confiance et librement,
nous nous consacrons à ton Coeur Immaculé,
nous te consacrons tous ceux qui nous entourent.
Nous offrons à ta maternelle protection tout ce que nous sommes,
notre corps avec ses limites et sa beauté,
notre intelligence, notre âme et notre coeur,
notre volonté et notre liberté.
Marie, Mère de Miséricorde, servante et consolatrice de tous,
par ta tendresse apaise nos êtres souffrants,
par la douceur de ton amour, guéris nos coeurs blessés,
par la force de ta foi, ouvre nos yeux aveugles et nos oreilles sourdes,
par la lumière de ta vie, illumine nos chemins,
par le rayonnement de ta joie, garde-nous dans l'espérance,
par ta confiante intercession, consacre-nous au Coeur Sacré de ton Fils,
Marie, ô toi, Notre-Dame, qui a connu en plénitude la force de l'Esprit,
toi, la première servante de l'unité de L'Eglise,
nous te prions d'intercéder auprès de ton fils Jésus Sauveur,
qu'il suscite en nos coeurs le désir d'unité et de paix dans l'Eglise,
dans une fidélité inconditionnelle à l'Esprit de vérité et d'amour.
Marie, Mère de l'Eglise, nous confions à ta prière
le ministère des évêques, des prêtres et des diacres,
la mission des consacrés et de tous les fidèles laïcs,
les vocations sacerdotales et religieuses,
l'éveil à la foi au sein des familles, le parcours des jeunes,
la vie de tous ceux qui cherchent à connaître ton fils Jésus.
Marie, Etoile de l'évangélisation,
enseigne-nous la volonté du Père, dévoile-nous son amour,
rends-nous forts, avec l'Esprit Saint, sur le chemin de notre foi,
accompagne-nous dans la joie d'annoncer la parole de ton fils,
de célébrer notre foi en la puissance de sa résurrection,
de témoigner de l'amour de Dieu notre Père auprès de tous.
Marie, tu as donné au monde la vraie lumière, Jésus ton Fils, Fils de Dieu.
Montre-nous Jésus, guide-nous vers lui,
enseigne-nous à le connaître et à le faire connaître,
apprends-nous à l'aimer comme du l'aimes, et à nous aimer.
Avec confiance et reconnaissance,
nous te remercions, ô Vierge Marie,
pour ta présence près de nous et pour ta maternelle intercession. Amen.
                                                                                 (Eglise Notre Dame d'Avallon)

dimanche 31 mars 2013

Dimanche de Pâques

Dimanche de la Résurrection.
Dieu l'a ressuscité ! La voilà, l'incroyable nouvelle qu'il nous faut inlassablement annoncer.
Christ était mort, mais Dieu l'a ressuscité !
Cette nuit tout a changé : un monde nouveau est né.
"Vous êtes ressuscités avec le Christ" dit même Saint Paul.
Laissons-nous emporter dans l'allégresse de la Vie !
Alléluia ! Christ est vivant !
                                                                            (Prions en Eglise 31.03.2013)

vendredi 29 mars 2013

Vendredi Saint

"Jésus dit : "Tout est accompli."
Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit"
Offert en serviteur pour le salut des hommes, renié par les siens, livré à ses bourreaux et abandonné aux sarcasmes de la foule, voici Jésus à l'heure de sa mort. Non par échec mais pour sceller de son sang l'Alliance indélébile entre Dieu et les hommes.
Sa mission est accomplie : l'amour portera son fruit.
                                                                                           (Prions en Eglise 29.03.2013)
(ouvrir l'onglet "Chemin de Croix"
pour découvrir le chemin de croix de l'église d'Outines)

mercredi 27 février 2013

L'expérience de la maladie : une épreuve

Le groupe des visiteurs de personnes malades, âgées, isolées
vous invite à sa prochaine réunion
le vendredi 29 janvier à 14h30
Salle Saint-Jean à Saint-Rémy-en-Bouzemont

Sournoise ou brutale, la maladie provoque toujours une rupture dans le déroulement de la vie d'un être humain. On "tombe" malade... et perdre ainsi l'équilibre de sa santé est une expérience qui "fait mal" et questionne l'homme au plus profond de lui-même. La perte de l'indépendance fait qu'on devient un assisté. Les projets d'avenir s'écroulent comme un château de cartes... C'est l'arrêt de travail, la mise à l'écart de la vie sociale.
On entre alors dans un monde nouveau... Le corps devient comme un étranger. C'est lui qui dicte sa loi, incompréhensible, insupportable. On découvre le poids de la dépendance à l'égard des traitements et des soignants (horaires, soins, repas, toilette...) Être malade, c'est être livré aux visites de sa famille, de ses amis, sans défense possible, même aux jours de grande fatigue.
L'expérience de la maladie révèle plus profondément la fragilité fondamentale de toute vie humaine. Les succès et l'activité débordante se trouvent soudain relativisés devant l'essentiel : vivre ! L'homme touche aux limites de la chair et de l'esprit. Seul devant l'inconnu, l'angoisse est tapie devant la porte...
Les questions religieuses, longtemps enfouies, refont parfois surface : "A quoi bon avoir vécu jusqu'à ce jour pour en arriver là ?... Souffrir pour quoi, pour qui...? Dieu m'aurait-il donné rendez-vous ?
Comme de toute épreuve, de celle de la maladie aussi il y a quelque chose à retirer : "Et si cette maladie était un signal d'alarme qui m'invite à changer quelque chose dans ma manière de vivre ?"
"Cette "retraite forcée" ne pourrait-elle pas devenir une chance pour prendre du recul et réviser mes priorités ?" Et puis, parfois, c'est la découverte d'un autre visage de Dieu qui ouvre à une qualité renouvelée de notre manière d'être au monde et de vivre nos relations aux autres.
Comment puis-je aider  le malade ? :
- à sadapter à sa nouvelle situation
- à entrer en relation avec celles et ceux qui le soignent, avec sa famille, avec d'autres malades
- s'il est croyant, à réajuster son image de Dieu et la relation qu'il a avec Lui.
Quelles attitudes dois-je priviligier dans ma relation de visiteur ?
- "me mettre à sa place" ou "garder la bonne distance"
- lui parler de ce qui se passe "dehors" pour le distraire un peu ou bien l'écouter, surtout. 
           (extrait du Parcours de formation pour visiteurs de Malades
                              ("J'étais malade et vous m'avez visité")

mardi 29 janvier 2013

Quarante jours pour devenir meilleur

Quand j'étais petit, mon frère et moi observions, le carême en supprimant la barre de chocolat du goûter. Il ne restait, en somme, que le pain. Mais c'était pour moi un effort de carême d'autant moins méritoire que je n'aimais pas le chocolat ... Et j'en ai retenu, à l'époque, que le carême consiste à se priver de quelque chose.

 

Ce qui n'est pas entièrement vrai. Le carême consiste à faire des efforts pour devenir meilleur. Consommer moins pour partager plus, ou pour se reprendre en main après un temps de relâchement ; passer un peu moins de temps en futilités et un peu plus en prière, en méditation, en lecture ; améliorer nos relations avec autrui, demander et donner le pardon ; tourner notre regard vers le Seigneur. Tourner notre regard vers le Seigneur,  c'est précisément le sens du mot '' conversion ''.  '' Conversion '', dans le grec de l'Evangile comme en latin, signifie de façon littérale '' demi tour ''. Nous retourner, quitter le chemin que nous étions en train de prendre, revenir vers Dieu qui, avec sa grande patience, ne cesse de nous tendre les bras.

 

Certes, nous y avons souvent quelque mal. Notre pente naturelle va vers la distraction. Nous ne sommes pas méchants, non ; nous sommes des adultes expérimentés et d'honnêtes chrétiens, mais, comment dire ? Moyens. Moralement et spirituellement moyens. Bons ici, médiocres là. Avec quelques péchés si bien ancrés que nous ne les voyons plus et peut-être un peu de lassitude spirituelle.  

 

Le carême vient à point nous tirer de ce ronron spirituel de nos vie d'adultes. '' Revenez à moi de votre coeur '', dit le Seigneur par le prophète Joël, '' car je suis un Dieu de tendresse ! '' Pour se rapprocher de Dieu, pour remettre notre vie devant Lui, pour renouer avec nos engagements et pour redécouvrir notre vocation chrétienne(qui est la sainteté), tous les moyens sont bons. Lire, écouter, partager, agir, prier, jeûner, faire silence, chanter, danser même (pourquoi pas ?), retrouver des amis perdus, faire plaisir gratuitement à nos proches, vider une vieille querelle,  être bons, généreux, joyeux, simples et confiants ...

 

... Et si le fait de vous priver de chocolat vous aide à vous rapprocher du Seigneur, n'hésitez pas : enfermez le chocolat à double tour ! Quant à moi, il faudra que je trouve autre chose ...

 

Nous ne serons plus jamais seuls ; le Seigneur est avec nous.

Fr. Yves COMBEAU
 

lundi 28 janvier 2013

Dans la guerre, être porteur de paix

Il porte la mitre et l'uniforme.

Sur son treillis est brodé le signe distinctif

de l'aumônerie militaire catholique :

la croix entre deux rameaux d'olivier.

Rencontre avec Mgr Luc Ravel, évêque aux Armées françaises.

 
 

Le diocèse aux Armées en chiffres

296 493 hommes et leur famille

230 aumôniers

1 cathédrale, Saint-Louis-des-Invalides à Paris



Le Bulletin : Monseigneur, vous êtes à la fois soldat et homme de Dieu !

Mgr Ravel : J'ai une mitre et une casquette militaire. Pour nous, catholiques, c'est indissociable. Nous conjuguons la mission confiée par l'armée et la mission confiée par l'Eglise. En espérant qu'il n'y ait pas d'opposition. Etymologiquement le mot ''mission'' signifie qu'on est envoyé par quelqu'un. Il est important de le redire : le militaire n'est pas militaire de son propre chef ; le militaire est quelqu'un qui est envoyé par la Nation. De même, je ne m'invente pas comme prêtre mais j'accepte une mission confiée par l'Eglise.

 

Les chrétiens ont-ils un rôle à jouer dans la guerre ?

La guerre est une spirale de violence qui engendre très facilement en chacun une spirale de mort. C'est une situation où la régression humaine est toujours possible. Dans cette réalité si particulière, il faut des hommes taillés sur mesure en sorte que cette violence - bonne quand elle montre comme une colère face à l'injustice et nécessaire pour prendre les armes - soit intimement associée avec d'autres forces intérieures de recherche de la paix, du pardon, de force véritable, de maîtrise de soi. C'est un des rôles de l'aumônerie militaire que de soutenir et former les hommes en ce sens.

 

Comment user de son arme et ne pas se sentir en contradiction avec l'Evangile ?

Le militaire chrétien est habité par la conscience de contribuer à défendre un état qui est le seul état convenable pour que l'homme, personnellement et collectivement, puisse se déployer. Cet état, nous l'appelons la paix. Le militaire, même lorsqu'il est obligé d'user de la violence et du feu de son arme, est une ''sentinelle de la paix'', pour reprendre l'expression du pape Jean-Paul II.

 

Même s'il faut tuer ?

Moralement parlant, on peut accomplir des actes susceptibles de donner la mort dans la mesure où l'intention n'est pas de donner la mort, mais de préserver sa vie. C'est le cas de la légitime défense qui vaut à titre personnel et collectif. Le militaire n'agit pas par haine de l'autre. Il agit au nom d'une collectivité qui lui confie sa mission en vue de rétablir la paix.

 

Comment l'Eglise se fait-elle proche des hommes qui se battent ?

L'aumônier, à la différence de tous les autres membres du clergé, n'a pas à se faire proche. Il est proche par statut. C'est la particularité de l'aumônerie militaire. Nous sommes militaires avec les militaires. Ce qui veut dire : être avec les hommes en toute circonstance. Si les balles doivent siffler au dessus des têtes, elles siffleront pour le padre comme pour les autres.

 

Que dire face aux cas de conscience ...

C'est très délicat. En Afghanistan, lorsque vous voyez une femme en burqa bleue de la tête aux pieds, vous n'avez pas toujours la possibilité de voir si elle a de grands ou de petis pieds. Elle s'approche de votre section alors qu'elle ne devrait pas s'en approcher. Que faites-vous ? Si vous ne faites rien, c'est peut-être une brave dame qui vous apporte un peu d'eau ou quelques fruits, mais ça peut aussi coûter la vie à cinq ou six camarades. C'est d'abord la formation morale qui importe. Sur le moment, on n'a pas toujours le temps de faire de grands débats éthiques. Il y a aussi la grâce de Dieu. C'est celui qui est le chef sur le moment qui va prendre la décision. Aussi avons-nous pour mission de former les consciences en amont. Notre rôle est d'abord préventif.

 

Dans la guerre, le soldat chrétien est-il porteur de paix ?

Il doit l'être. C'est son but ultime. Ou alors il n'est pas dans la perspective profondément humaine qui est celle de nos sociétés démocratiques actuelles. La seule légitimité de l'existence et de l'action des armées, c'est la défense qui vise à rétablir la paix. Soit parce qu'on est attaqué directement dans nos vies, nos valeurs, nos biens. Soit parce qu'on estime que d'autres sont attaqués et que la solidarité internationale doit jouer. La guerre n'est pas la seule force, encore une fois ! Mais la guerre brise la spirale de la violence injuste.

 

S'il fallait définir la paix ?

La paix est l'état où toutes les forces vives travaillent ensemble dans le sens d'une plénitude. Et s'il est une béatitude qui doit rester gravée dans la conscience du militaire chrétien, c'est : "Bienheureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu".

 

Un voeu ?

Je voudrais que les militaires croyants se retrouvent à Lourdes pour travailler pour la paix à l'occasion du Pèlerinage militaire international. En même temps que l'usage des armes de fer, il faut s'emparer des '' armes de lumière ''.

 Interview réalisé par Marta DEL SOL

Article tiré de Vivre l'Evangile à la télévision
Le Bulletin déc. 2012 jan. 2013
            
 
 
 
 

 

mercredi 9 janvier 2013

Prière pour les malades

Notre Dame de Lourdes,
santé des infirmes, vous qui guérissez les corps afin de mieux guérir les âmes, montrez vous favorable à nos désirs ardents. Soyez l'espoir pour nos malades.
Vierge miséricordieuse dont le nom seul évoque de merveilleuses guérisons, montrez-nous votre amour et intercédez pour nous et pour les êtres qui nous sont chers auprès de votre fils Jésus.

mardi 1 janvier 2013

Belle et bonne année 2013

Je te souhaite, pour l'année qui s'ouvre, non pas de réussir dans toutes tes entreprises mais de recevoir et d'accueillir dans ton coeur et dans ta vie, jour après jour et pas après pas, l'amour de Dieu qui donne sens à l'existence.
Je te souhaite, non pas de ne subir aucun échec mais d'accueillir comme un don la force qui permet de rester debout, malgré les lourds fardeaux.
Je te souhaite, non des jours paisibles mais la capacité de te laisser déranger par les autres, et d'accueillir celui qui est différent, comme un envoyé de Dieu.
Je te souhaite, non d'avoir réponse à toutes les questions mais de savoir recevoir les interrogations des autres , de porter en toi leurs peines, leurs soucis, pour être auprès d'eux, une soeur, un frère solidaire, porteur de partage et de paix. (Anonyme)