lundi 12 novembre 2012

Respecter la différence

La crise économique atteint de plus en plus l'ensemble de notre société ... C'est dans ce contexte préoccupant que le gouvernement fait passer en urgence des mutations profondes de notre législation qui pourraient transformer radicalement les modalités des relations fondatrices de notre société. Des changements de cette ampleur imposaient un large débat national qui  ne se contente pas d'enregistrer des sondages aléatoires ou la pression ostentatoire de quelques lobbies. Nous aurions été heureux, comme dans d'autres occasions, notamment pour les lois de bioéthique, d'apporter notre contribution à ce débat. L'élection présidentielle et les élections législatives ne constituent pas un blanc-seing automatique, surtout pour des réformes qui touchent très profondément les équilibres de notre société. Puisque ce débat n'a pas encore été organisé, nous voulons du moins exprimer un certain nombre de convictions et alerter nos concitoyens sur la gravité de l'enjeu.
Contrairement à ce que l'on nous présente, le projet législatif concernant le mariage n'est pas simplement une ouverture généreuse du mariage à de nouvelles catégories de concitoyens, c'est une transformation du mariage qui toucherait tout le monde. Ce ne serait pas le ''mariage pour tous'' ... (étrange formule qu'il ne faut sans doute pas prendre au pied de la lettre !) Ce serait le mariage de quelques-uns imposé à tous. Les conséquences qui en découlent pour l'état civil en sont suffisamment éloquentes, a-t-on demandé aux citoyens s'ils étaient d'accord pour ne plus être le père ou la mère de leur enfant et ne devenir qu'un parent indifférencié : parent A ou parent B ? La question fondamentale est celle du respect de la réalité sexuée de l'existence humaine et de sa gestion par la société. Alors que l'on prescrit la parité stricte dans de nombreux domaines de la vie sociale, imposer, dans le mariage et la famille où la parité est nécessaire et constitutive, une vision de l'être humain sans reconnaître la différence sexuelle serait une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société et instaurerait une discrimination entre les enfants.
                                                                                                    Cardinal André Vingt-Trois
                   Discours d'ouverture de l'Assemblée des évêques à Lourdes, 3 novembre 2012


Que faire ? Voici quelques pistes
1) Prier puisqu'il s'agit de soutenir la liberté de conscience de chacun
2) Ecrire à nos élus en leur écrivant des lettres personnelles et en leur exprimant nos convictions.
    Listes des parlementaires et modèles sur le site www.pourlhumanitédurable.com
3) Signer des pétitions
4) Manifester dans plusieurs grandes villes de France le samedi 17 novembre. Soutenus par des    
    personnalités très diverses au-delà de toute appartenance politique ou religieuse.
    site www.lamanifpourtous.com



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