lundi 6 août 2012


logo : Secours Catholique
'' Etre près de ceux qui sont loin de tout ''

Vacances : des centaines de familles accueillantes

26/07/2012
Près de 2500 enfants de familles économiquement faibles auraient été privés de vacances cette année s’il n’existait pas l’Accueil familial de vacances du Secours Catholique. Nassim et Eddy ne se lassent pas de la tyrolienne installée dans le jardin de la famille qui les accueille trois semaines cet été.
Juillet 2012 – Maumusson, village de Loire-Atlantique où mille habitants blottis dans la campagne entourent une belle église du 17ème siècle.
Comme des milliers d’enfants de leur âge, Eddy, Nassim, Nicolas et Angelo ont quitté la ville qu’ils habitent tout au long de l’année pour partir en vacances. Ils ont respectivement 11, 8, 7 et 6 ans et sans Danièle et Joël, jeunes retraités, ou sans Amélie et Jérôme, professeur des écoles et magasinier en début de carrière, ils auraient passé l’été chez eux.
Danièle et Joël accueillent Eddy et Nassim depuis trois ans. Avant eux, le couple avait reçu d’autres enfants de familles accompagnées par le Secours Catholique. Ces gamins-ci ont grandi ; ils sont devenus des hommes qui gardent toujours contact avec les retraités de Maumusson, les appelant ou venant les voir à l’occasion. Parents de trois fils et de cinq petites-filles, Danièle et Joël ont l’habitude des enfants.
Suspendus et ivres de bonheur
Chez Danièle et Joël, Eddy et Nassim se sentent chez eux. Nassim peut-être davantage, car il y passe aussi ses vacances de Toussaint et de février. Il est fier de montrer le potager qu’il aide à entretenir, les légumes qu’il vient cueillir pour le repas, le ruisseau qui coule au fond du grand jardin vert bordé d’hortensias roses et de balsamines. Joël a installé une tyrolienne en arrimant le filin à deux troncs d’arbres. Depuis un promontoire, les enfants se jettent dans le vide et glissent sur une centaine de mètres, suspendus et ivres de bonheur.
Chez Amélie et Jérôme, à l’autre bout du village, Angelo et Nicolas viennent pour la première fois. Ils ont l’âge où on apprend à lire et à écrire. La classe d’Amélie, pendant l’année scolaire, est composée d’enfants de six à sept ans. Si le jeune couple n’a pas d’enfants, Amélie sait parler à ses petits hôtes et les faire parler. Elle les a abonnés à un quotidien pour enfants et ils se ruent chaque matin sur la boîte aux lettres pour être le premier à lire le journal. Là aussi, la maison est entourée par la campagne et la cour se prête idéalement à leurs courses de tricycles. Le dimanche, le couple les amène à l’océan pour la journée et certains jours ils vont au spectacle ou au zoo.
Manque de candidats à l’accueil
Ces deux familles d’accueil ne sont pas uniques. Ces dernières années, deux mille familles offrent un été agréable à 2500 enfants. Un chiffre qui décroit un peu chaque année par manque de candidats à l’accueil mais qui mobilise un bataillon de bénévoles. Une cinquantaine de personnes, dont treize responsables de secteur, coordonne et organise l’Accueil familial de vacances (AFV) dans la délégation de Nantes.
Joseph, 61 ans, retraité des télécommunications, est un des responsables de secteur. Tout au long de l’année, avec ses collègues il recherche des familles d’accueil : « si on avait plus de familles, on placerait plus d’enfants. Rien que l’Essonne aurait pu nous en envoyer trente de plus. » En effet, la délégation accueille cette année 220 enfants. Il fut un temps où ce chiffre avoisinait 600.
Réserve de tendresse
La délégation de Loire-Atlantique met en relation familles d’accueil et enfants depuis 43 ans. Certains de ces enfants viennent de Mayenne, du Morbihan, de Charente-Maritime ou de la Somme. Au fil des années, des liens se sont resserrés avec certaines délégations. C’est le cas de la délégation de l’Essonne où depuis 40 ans, Chantal Thomas, infatigable bénévole d’Evry, orchestre les vacances de centaines d’enfants.
Depuis cinq ans que Joseph est bénévole, il ne se souvient pas d’avoir rencontré de problèmes majeurs liés à l’AFV. Danièle et Joël n’arrivent toujours pas à épuiser leur réserve de tendresse. Quant à Amélie et Jérôme, qui accueillent pour la première fois des enfants du Secours Catholique, ils ont trouvé en Nicolas et Angelo deux anges pour réchauffer leur toute nouvelle maison.
Jacques Duffaut

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire