mercredi 8 août 2012

Marie-Madeleine ou l'apprentissage de l'amour

L'Evangile nous offre plusieurs belles figures de femmes. La Vierge Marie la première, 
mais aussi la Samaritaine, Anne et bien d'autres. Parmi ces figures, il en est une qui est particulièrement attachante : Marie de Magdala, Marie-Madeleine.


Marie-Madeleine apparaît d'abord comme une pécheresse. Nous ignorons la nature exacte de son péché, mais nous comprenons qu'il est lié à l'amour. Adultère ? Prostituée ? Peu importe : Marie-Madeleine veut aimer, mais aime mal. Et toute l'histoire de Marie-Madeleine est celle d'une éducation à l'amour.

Arrêtons-nous sur un épisode-clé. Celui du matin de la Résurrection. Marie-Madeleine est la première à se rendre au tombeau. Après un temps de confusion, elle reconnaît Jésus parce que Jésus l'appelle par son nom : ''Marie!'' Elle veut alors l'embrasser. Mais lui se dégage.

Marie-Madeleine semble avoir besoin de toucher, d'embrasser ; elle cherche un amour tangible. Un peu trop ? Car dans ce passage, elle désire manifestement saisir et garder pour elle. Toujours très sobre, le langage de l'Evangile est cependant clair : l'élan de Marie-Madeleine est bien un élan d'amour, mais d'un amour qui étreint, qui confisque. Nous-mêmes, n'avons-nous pas cette tendance ? En couple, à l'égard de nos enfants, de nos parents : nous voulons conserver l'autre, qu'il ne change pas, qu'il reste auprès de nous, qu'il reste à nous. C'est un besoin très humain !

Or Jésus se retire avec douceur et dit à Marie-Madeleine d'aller annoncer la bonne nouvelle de sa résurrection. De ne pas garder son amour pour elle, mais de l'offrir aux autres. De ne pas garder pour soi, mais de donner . Et Marie-Madeleine devient, comme le disaient nos ancêtres ''la première des apôtres'', la première à annoncer la Résurrection.

Jésus ne fait aucun reproche à Marie-Madeleine de son amour, même mal dirigé. Pas plus qu'il ne fait de reproche à la pécheresse anonyme qui vient lui pleurer sur les pieds, ce qui a dû donner lieu à une scène assez gênante. Ce n'est pas le fait d'aimer qui est en cause : tout amour est bon, tout élan qui nous porte vers autrui, parce que cet élan vient du Saint Esprit.

Ce qui est en cause, c'est ce que nous faisons de l'amour que nous éprouvons. Le mettons-nous au service de ceux que nous aimons ? Cherchons-nous à les faire grandir, à les rendre meilleurs, libres et heureux ?

Que le temps de Pâques, où à la suite de Marie-Madeleine nous nous rendrons au tombeau pour y trouver Jésus vivant, soit aussi pour nous un apprentissage de l'amour, pour que, ouvrant nos bras et notre coeur, nous aimions plus largement, sans égoïsme, d'un amour qui donne la vie.
                                                                                        Fr. Yves Combeau
           tiré du Bulletin Vivre l'Evangile à la télévision, juin-juillet 2012 n°170

Sénanque, les pierres et la vie

Dans un vallon solitaire de la montagne provençale se trouve une abbaye cistercienne modeste par sa taille mais d'une étonnante beauté : Sénanque.La pureté de son architecture l'a rendue célèbre. Mais une abbaye, c'est d'abord une histoire entre les hommes et Dieu

A peu de distance de la petite ville fortifiée de Gordes, dans une vallée inhabitable où coule la Sénancole, quelques moines cisterciens décident en 1148 d'implanter une nouvelle abbaye. Ces moines viennent de l'abbaye de Mazan, dans l'Ardèche. Le projet a été lancé par l'évêque de Cavaillon.
Ce milieu du XII° siècle est la grande époque des cisterciens, ordre monastique alors tout récent dont la spiritualité dépouillée, austère même, vient répondre à l'attente d'une vie religieuse à la fois plus intérieure et plus radicale. Les abbayes cisterciennes se multiplient dans toute l'Europe chrétienne. En Provence même, Sénanque a plusieurs jumelles, dont deux sont bien connues : Le Thoronet et Sylvacane.

Le site de Sénanque convient parfaitement aux cisterciens : la vallée est lumineuse mais sauvage ; un verrou rocheux la sépare en aval des campagnes plus peuplées ; en amont, la montagne n'est que rocaille, forêt, maquis et sangliers. Ce paysage compose le ''désert'' où les cisterciens, à l'imitation des moines primitifs, se retirent pour se consacrer au travail et à la prière. De l'eau, un peu de terre pour les cultures vivrières, du matériau de construction, un beau calcaire pâle, autant qu'on en veut : les moines n'ont pas besoin d'autre chose. Le soutien des familles féodales du pays garantit aussi bien la protection, -car la Provence du XII° siècle n'est pas vraiment calme, que le financement, car on peut se retirer au désert sans perdre le sens des réalités.

Trois principes de construction

L'abbaye est donc construite très vite. L'orientation de la vallée dicte celle de l'église. Le cloître est placé au nord de la nef afin de bénéficier de son ombre : l'été, en effet, est torride. Trois principes guident les constructeurs. D'abord, la solidité. La pierre est abondante, mais les tremblements de terre ne sont pas rares dans la région et, malgré la grande épaisseur des murs, la voûte du grand dortoir montre aujourd'hui encore des traces d'un mouvement inattendu.

Ensuite, la sobriété. Pas de haut clocher ici, mais un clocheton juste assez haut pour que le son des cloches atteigne les moines qui travaillent dans la forêt. Une façade nue, peu de percements, un cloître de petite taille, car la terre n'est pas assez riche pour nourrir une grande communauté et Sénanque n'aura jamais de nombreux effectifs.

Enfin, la beauté. Etre pauvre, par imitation de Jésus, ne signifie pas vivre dans la laideur. Très peu de sculpture, mais le jeu délicat des proportions, carré, triangle, cercle. Cette architecture nue est en réalité savante. Il faut du temps, de la méditation, du silence pour percevoir cette harmonie. La beauté d'un édifice sacré est une image de Dieu : Dieu qui a créé les matériaux, Dieu qui a ordonné le monde et lui a donné ses proportions et son intelligence. Les pierres parlent de Dieu, montrent Dieu.

Une communauté au long des siècles

La suite de l'histoire est toute simple. L'abbaye s'enrichit puis essaie, au XVI° siècle, de revenir à l'austérité primitive. Non sans mal : les guerres de religion déciment la communauté. Au XVIII° siècle, il faut reconstruire une partie des bâtiments. L'aile classique, peu connue car les visiteurs ne peuvent la voir, ne démérite pas ; elle a l'élégance, la sobriété, la sûreté de proportions des bâtiments médiévaux.

Puis c'est la Révolution. Les religieux sont dispersés de force en 1791. Epargnée par son acheteur, l'abbaye est intacte lorsque des moines venus de Lérins s'y installent vers 1854. Eux aussi ajoutent des bâtiments, mais toujours selon les mêmes principes : pierre nue, régularité, modestie. De magnifiques champs de lavande viennent marier leur couleur à celles de la pierre et de la tuile. Trop peu nombreux, les moines doivent quitter Sénanque en 1969. Mais Lérins conserve la propriété de Sénanque et grâce à des associations qui entretiennent l'abbaye et la mettent en valeur pendant vingt ans, les moines de Lérins peuvent revenir en 1988. Ils y sont toujours.

La vie au désert se poursuit donc à Sénanque : travailler, prier, chercher Dieu dans le silence et la beauté.
                                                                                               Fr. Yves Combeau,
            article tiré du Bulletin Vivre l'Evangile à la télévision, juin-juillet 2012 n° 170




lundi 6 août 2012

Appel de Monseigneur Vingt-Trois

à prier pour la France le 15 août


« Compte tenu de la situation et des probables projets législatifs du gouvernement sur la famille, il me semble opportun de donner un signe national à l’occasion du 15 août qui rassemble des foules de catholiques à travers le pays. C’est pourquoi je vous propose une formule de prière des fidèles à utiliser lors des célébrations du 15 août 2012. L’unité de la formule devrait faire signe et on peut espérer que certains de nos fidèles seront sensibilisés, même parmi des parlementaires…

« Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir transmettre cette proposition à vos curés et de leur demander de l’utiliser en insistant sur l’impact d’une formule unique à l’échelon national.

Cardinal André Vingt-Trois »

Frères et Soeurs,
En ce jour où nous célébrons l’Assomption de la Vierge Marie, sous le patronage de qui a été placée la France, présentons à Dieu, par l’intercession de Notre-Dame, nos prières confiantes pour notre pays :

1. En ces temps de crise économique, beaucoup de nos concitoyens sont victimes de restrictions diverses et voient l’avenir avec inquiétude ; prions pour celles et ceux qui ont des pouvoirs de décision dans ce domaine et demandons à Dieu qu’il nous rende plus généreux encore dans la solidarité avec nos semblables.

2. Pour celles et ceux qui on été récemment élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières et qu’ils aient la force de suivre les indications de leur conscience

3. Pour les familles ; que leur attente légitime d’un soutien de la société ne soit pas déçue; que leurs membres se soutiennent avec fidélité et tendresse tout au long de leur existence, particulièrement dans les moments douloureux. Que l’engagement des époux l’un envers l’autre et envers leurs enfants soient un signe de la fidélité de l’amour.

4. Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidons chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère.

Seigneur notre Dieu, nous te confions l’avenir de notre pays. Par l’intercession de Notre-Dame, accorde-nous le courage de faire les choix nécessaires à une meilleure qualité de vie pour tous et à l’épanouissement de notre jeunesse grâce à des familles fortes et fidèles. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur ».

Et si, du silence, naissait la communication ?


Homélie de Mgr Bernard Podvin, porte parole des évêques de France, 
pour la 46° Journée Mondiale de la Communication, dimanche 20 mai 2012.

Un jeune père de famille me dit : ''j'ai l'impression douloureuse de n'avoir jamais vécu de vrai silence dans ma vie !'' Ce témoignagne est hélas très répandu. Notre société vit en effet au rythme d'une cacophonie assourdissante. Et quand un peu de calme semble enfin se dessiner, subsiste malheureusement un désagréable bruit de fond. Les cabinets des médecins ORL ne désemplissent pas de patients, sujets à toutes sortes d'acouphènes. Le silence se fait de plus en plus rare et cher.
Nous voici devenus chercheurs du silence comme jadis nos aînés cherchaient l'or le plus précieux. Merci à notre cher Pape Benoît XVI de nous interpeller, en cette Journée Mondiale de la Communication ! (1) Nous communiquerions en effet tellement mieux si nous savions mûrir nos interventions médiatiques dans un silence préalable. Si nous savions ensuite les relire dans un silence apaisant.
L'angoisse de ne plus être connectés nuit à la qualité de nos échanges. Nous vivons dans l'addiction de messages qui perdent toute signification à force de se répéter. Dans l'évangile de ce jour, le Christ nous demande de faire rupture.
Pour être audibles à nos contemporains, Jésus nous rappelle que le trésor de la foi nous vient de plus haut, de plus profond que l'écume de nos communications. Les disciples sont envoyés au monde, mais pour annoncer une Bonne Nouvelle qui ne vient pas de ce monde. Afin de mieux parler, commençons donc par nous taire. Je devrais dire, par taire en nous ce qui parasite l'écoute de Dieu et de nos frères.
Le philosophe Kierkegaard disait : ''Seul un homme qui sait essentiellement se taire sait essentiellement parler. Seul celui qui sait essentiellement se taire sait essentiellement agir !''
Regardons nos vies. Où sont nos silences ? A quoi ressemblent-ils ?
Quand fais-tu silence ? Serait-ce quand tu es stupéfait devant le danger ? 
Quand tu ne prends pas le risque de te mouiller et de témoigner ? 
Quand tes lèvres se pincent d'une douleur que seules tes larmes savent nommer ? 
Quand la solitude de ta vie ne trouve personne à qui par ? ...
Quand fais-tu silence ? Est-ce dans la concentration d'un travail bien fait ? 
Devant la splendeur de la création ? A l'annonce d'une nouvelle totalement inédite.
Dans une amitié tellement réelle qu'elle se passe de mots ? ...
Quand fais-tu silence ? 
Ta ligne est-elle ''occupée'' quand Dieu te rend visite ? Es-tu déjà descendu au plus profond de toi ? Là tu découvriras le meilleur de toi-même  ! Ton être, pacifié par Dieu, deviendra communication plus fraternelle. Pour faire signe au monde, laisse-toi renouveler par ton Seigneur. Pour ne pas ajouter bruit au bruit, mais pour laisser retentir une autre note d'humanité. Pour ne pas faire buzz sur buzz, mais pour être des témoins qui ''bruissent'' de la joie d'évangile.
Ne l'oublions pas : Jésus n'a annoncé aucun acte essentiel de sa vie sans le prier dans un silence filial. Rappelons-nous également que Jésus se tait quand Pilate cherche une issue dérisoire au procès de l'Amour. Entendons le Fils interroger le -silence- de son Père, sur le bois de la Croix, au nom de l'humanité. Voyons-le s'abandonner à Lui. Ecoutons l'Esprit féconder les siècles de vie ecclésiale. Entendons l'urgence de la nouvelle évangélisation, rise légère de Dieu dans les bourrasques de la mondialisation. ''Silence, on tourne !'' dit-on pour contenir la nuisance malvenue dans la réalisation d'une communication. Oui, il faut faire silence pour ''tourner'' l'oeuvre de Dieu dans le coeur des hommes.
Sommes-nous des communautés capables de cultiver le silence comme un bien précieux ? 
Dans nos catéchèses, nos liturgies, nos rencontres, l'éveil au silence est-il une école dont nous sommes tous apprenants ? 
Aujourd'hui, notre vie bavarde beaucoup. Mais y a-t-il une parole qui nourrisse les foules ?
Toi, l'internaute connecté de toutes parts, si tu veux que ta parole porte,
il faut qu'elle soit enregistrée du dedans ! ...
Silence ! Le Seigneur est en toi ...
(1) Message du Pape Benoît XVI pour la 46° Journée Mondiale des Communications Sociales.


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'' Etre près de ceux qui sont loin de tout ''

Vacances : des centaines de familles accueillantes

26/07/2012
Près de 2500 enfants de familles économiquement faibles auraient été privés de vacances cette année s’il n’existait pas l’Accueil familial de vacances du Secours Catholique. Nassim et Eddy ne se lassent pas de la tyrolienne installée dans le jardin de la famille qui les accueille trois semaines cet été.
Juillet 2012 – Maumusson, village de Loire-Atlantique où mille habitants blottis dans la campagne entourent une belle église du 17ème siècle.
Comme des milliers d’enfants de leur âge, Eddy, Nassim, Nicolas et Angelo ont quitté la ville qu’ils habitent tout au long de l’année pour partir en vacances. Ils ont respectivement 11, 8, 7 et 6 ans et sans Danièle et Joël, jeunes retraités, ou sans Amélie et Jérôme, professeur des écoles et magasinier en début de carrière, ils auraient passé l’été chez eux.
Danièle et Joël accueillent Eddy et Nassim depuis trois ans. Avant eux, le couple avait reçu d’autres enfants de familles accompagnées par le Secours Catholique. Ces gamins-ci ont grandi ; ils sont devenus des hommes qui gardent toujours contact avec les retraités de Maumusson, les appelant ou venant les voir à l’occasion. Parents de trois fils et de cinq petites-filles, Danièle et Joël ont l’habitude des enfants.
Suspendus et ivres de bonheur
Chez Danièle et Joël, Eddy et Nassim se sentent chez eux. Nassim peut-être davantage, car il y passe aussi ses vacances de Toussaint et de février. Il est fier de montrer le potager qu’il aide à entretenir, les légumes qu’il vient cueillir pour le repas, le ruisseau qui coule au fond du grand jardin vert bordé d’hortensias roses et de balsamines. Joël a installé une tyrolienne en arrimant le filin à deux troncs d’arbres. Depuis un promontoire, les enfants se jettent dans le vide et glissent sur une centaine de mètres, suspendus et ivres de bonheur.
Chez Amélie et Jérôme, à l’autre bout du village, Angelo et Nicolas viennent pour la première fois. Ils ont l’âge où on apprend à lire et à écrire. La classe d’Amélie, pendant l’année scolaire, est composée d’enfants de six à sept ans. Si le jeune couple n’a pas d’enfants, Amélie sait parler à ses petits hôtes et les faire parler. Elle les a abonnés à un quotidien pour enfants et ils se ruent chaque matin sur la boîte aux lettres pour être le premier à lire le journal. Là aussi, la maison est entourée par la campagne et la cour se prête idéalement à leurs courses de tricycles. Le dimanche, le couple les amène à l’océan pour la journée et certains jours ils vont au spectacle ou au zoo.
Manque de candidats à l’accueil
Ces deux familles d’accueil ne sont pas uniques. Ces dernières années, deux mille familles offrent un été agréable à 2500 enfants. Un chiffre qui décroit un peu chaque année par manque de candidats à l’accueil mais qui mobilise un bataillon de bénévoles. Une cinquantaine de personnes, dont treize responsables de secteur, coordonne et organise l’Accueil familial de vacances (AFV) dans la délégation de Nantes.
Joseph, 61 ans, retraité des télécommunications, est un des responsables de secteur. Tout au long de l’année, avec ses collègues il recherche des familles d’accueil : « si on avait plus de familles, on placerait plus d’enfants. Rien que l’Essonne aurait pu nous en envoyer trente de plus. » En effet, la délégation accueille cette année 220 enfants. Il fut un temps où ce chiffre avoisinait 600.
Réserve de tendresse
La délégation de Loire-Atlantique met en relation familles d’accueil et enfants depuis 43 ans. Certains de ces enfants viennent de Mayenne, du Morbihan, de Charente-Maritime ou de la Somme. Au fil des années, des liens se sont resserrés avec certaines délégations. C’est le cas de la délégation de l’Essonne où depuis 40 ans, Chantal Thomas, infatigable bénévole d’Evry, orchestre les vacances de centaines d’enfants.
Depuis cinq ans que Joseph est bénévole, il ne se souvient pas d’avoir rencontré de problèmes majeurs liés à l’AFV. Danièle et Joël n’arrivent toujours pas à épuiser leur réserve de tendresse. Quant à Amélie et Jérôme, qui accueillent pour la première fois des enfants du Secours Catholique, ils ont trouvé en Nicolas et Angelo deux anges pour réchauffer leur toute nouvelle maison.
Jacques Duffaut